
Ce guide est destiné à vous familiariser avec votre buggy, avant même votre départ pour le Brésil. Vous y trouverez les limites de son utilisation et les principales règles à respecter durant votre voyage.
Son contenu sera revu en détail, sur place, lors du briefing tenu en présence de votre guide, le premier matin du circuit. D’ici là, n’hésitez pas à noter toute question que vous pourriez vous poser.
1) Code de la route brésilien
Les règles de circulation au Brésil sont proches de celles en vigueur en France.
Conduite à droite – priorité à droite – signalisation assez proche de celle à laquelle vous êtes habitués. Le port des ceintures de sécurité est obligatoire.
Voici les principales différences :
La conduite après toute consommation d’alcool ou de drogues est interdite et le taux d’alcolémie toléré est de 0 g/l.
Nous vous recommandons donc de ne consommer aucune boisson alcoolisée le midi.
Les feux de signalisation sont généralement situés de l’autre côté de la rue que vous allez traverser (comme en Amérique du Nord).
Sauf signalisation contraire, la vitesse est limitée à 50 km/h en agglomération, à 80 sur les routes et à 100 sur les voies rapides.
Des dispositifs ralentisseurs sont installés en de très nombreux endroits et prennent la forme, soit de « gendarmes couchés » (appelés «LOMBADAS»), soit de caméras associées à des radars, appelées «LOMBADAS ELECTRONICAS».
Lombadas « physiques »
On les rencontre à l’entrée et à la sortie de quasiment tous les villages, à certains carrefours ou passages pour piétons, et parfois même, au milieu de nulle part, sur des routes importantes où la circulation est rapide. Dans tous les cas, le passage sur ces « Lombadas » doit s’effectuer au pas, leur hauteur pouvant être importante et unpassage à vitesse plus élevée pouvant causer de gros dégâts à la suspension de votre véhicule, voire causer un grave accident. Attention, elles ne sont pas toujours bien signalisées !
Un « truc » à connaître : lorsque le roues avant de votre véhicule abordent l’obstacle, l’idéal est que la suspension avant soit en position de débattement maximum. Pour cela, tout en arrivant à faible vitesse sur la lombada, accentuer nettement mais pendant un très bref instant la pression sur la pédale de freins, puis relacher complètement la pédale juste avant que les roues ne touchent l’obstacle. Au freinage, la suspension avant va se compresser sous l’effet des transferts de poids, puis atteindre son débattement maximum lorsque vous relâcherez brutalement la pression sur la pédale.
Lombadas « electronicas »
Elles ne sont pas destinées à surprendre les conducteurs mais à faire ralentir la circulation ou à limiter les passages au feu rouge. Elles sont exploitées par une société privée et leur position, fixe et permanente, est signalisée de façon généralement très évidente, par des panneaux et des marquages sur la chaussée. Elles sont situées à l’extrémité d’un poteau d’environ 5 m de hauteur,le plus souvent situé sur le terre plein séparant les voies de circulation.
Elles sont orientées pour photographier la plaque arrière (mais parfois la plaque avant) de votre véhicule et sont réglées pour se déclencher dès la limite de vitesse applicable à cet endroit. Il n’y a pas de tolérance. En ville, quasiment tous les feux sont équipés de caméras bi-fonction (feux rouge + vitesse). L’amende est actuellement de 900 Reais (soit près de 150 euros) et arrive par la poste, sans contestation possible. Attention : outre le risque d’avoir à payer l’amende, il y a danger de carambolage avec les véhicules qui vous précédent : ceux-ci ralentissent souvent brutalement et réduisent leur vitesse de parfois 20, voire 30 km/h de moins que la vitesse autorisée, juste avant le passage devant la caméra.
Vestige de l’époque des dictateurs, il y a des barrages de police où tous les véhicules sont susceptibles d’être contrôlés, à l’entrée de la plupart des agglomérations importantes et avant d’arriver à un grand nœud routier. Il y a parfois des radars à ces barrages. La police contrôle le fonctionnement de certains organes du véhicule (feux – clignotants – visibilité des plaques d’immatriculation, notamment), les papiers du véhicule, le permis de conduire du conducteur et son taux d’alcoolémie.
2) Etat des routes Les routes brésiliennes présentent certains dangers potentiels qu’il faut toujours garder à l’esprit lorsque vous circulez, tant sur route qu’en ville : - trous, parfois nombreux et profonds dans la chaussée, rarement signalés officiellement mais parfois par un branchage ; - marquage et signalisation horizontale absents ou peu visible ; - nombreux obstacles à la circulation : piétons, vélos, carrioles, ânes, vaches et autres animaux. Une très grande vigilance est nécessaire et la vitesse doit toujours être modérée. Les risques sont, bien sûr, aggravés en cas de circulation de nuit, tout particulièrement avec les buggys dont les circuits électriques et d’éclairage souffrent du contact avec l’eau de mer et peuvent s’avérer déficients.
3) Règles de conduite - Principe de base Les buggys n’étant pas reliés par radio, le seul moyen dont dispose votre guide pour régler la vitesse de progression du convoi et pour s’assurer que tous suivent sans encombre, est de surveiller dans ses rétroviseurs la présence du véhicule qui suit. Chacun doit donc impérativement faire de même et s’arrêter aussitôt que possible, si le contact visuel avec le véhicule derrière lui est perdu. Il est particulièrement important, avant tout changement de direction, de vérifier que le véhicule qui vous suit vous voit bien tourner et vous a effectivement suivi dans la bonne voie. Dans le cas contraire, ne surtout pas partir à sa recherche mais s’arrêter dès que possible dans un endroit sûr, sur le bas-côté de la voie où vous vous trouvez et ne plus en bouger avant le retour du guide. Votre guide signalera systématiquement au véhicule qui le suit la présence de dangers potentiels en levant un bras avant d’atteindre l’obstacle. Vous devez, bien entendu, répéter ces signaux pour transmettre le message jusqu’au dernier véhicule du convoi.
Sur les routes , en ville et dans les villages : Tout particulièrement lors de la traversée de grandes villes, les buggys doivent rester groupés, autant que possible. Pour cela : - Restez suffisamment près du buggy qui vous précède pour dissuader d’autres véhicules de s’intercaler. - Utilisez la même file que le véhicule qui vous précède - Répétez les signaux (clignotants – signaux manuels) du véhicule qui vous précède. - Surveillez avec beaucoup de vigilance la présence du buggy qui vous suit, notamment lors de : ° Changements de direction ° Feux de signalisation (si les feux passent à l’orange ou au rouge lors de votre passage, arrêtez vous immédiatement après l’intersection, à un endroit où vous demeurerez visible des buggys qui vous suivent et qui ont dû s’arrêter aux feux. Si les véhicules qui vous précèdent sont toujours en vue, repartez avec eux dès le passage du feu au vert – sinon, laissez assez de place aux buggys derrière vous pour stationner également et attendez avec eux le retour du guide). - Si vous êtes perdu (si vous ne voyez plus le véhicule qui vous précède et n’êtes pas absolument CERTAIN de la voie qu’il a empruntée), arrêtez-vous immédiatement au bord de la voie où vous vous trouvez et attendez le retour du guide. - Evitez les « vroom – vroom » et moteurs en régime élevé qui sont susceptibles d’indisposer les riverains des voies empruntées régulièrement et adoptez en permanence une attitude courtoise et amicale avec les populations qui vous voient passer.
Sur les plages Il existe aussi des dangers que votre guide connaît mais ne peut vous faire éviter que dans la mesure où vous suivez strictement sa trace. Par exemple : l’eau qui s‘écoule vers la mer, depuis divers escarpements, traverse toute la plage à marée basse et crée des rigoles plus ou moins profondes selon le débit et la pente. Du côté mer de la plage, la profondeur de ces rigoles n’est généralement que de quelques centimètres, mais du côté opposé, elle peut atteindre 40, 50 cm ou beaucoup plus et représenter un grave danger pour un buggy arrivant à haute vitesse car on ne voit la présence de ces obstacles que lorsqu’il est trop tard. La règle absolue est donc de toujours emprunter la trace laissée par le buggy du guide, et de passer les obstacles éventuels à la même vitesse que lui. En découle ce qui suit : - ne jamais doubler le guide - ne pas vous doubler et ne pas rouler de front - ne pas chercher à rattraper le guide (par exemple pour l’avertir d’un problème ou de votre souhait de vous arrêter, mais plutôt : vous arrêter et attendre son retour) - ne pas « faire l’élastique » (ralentir pour laisser croître l’espacement avec le véhicule qui vous précède, puis accélérer pour revenir à un espacement normal) L’eau est l’autre grand danger sur la plage. Il peut être très tentant de circuler sur la couche d’eau qui subsiste parfois à marée basse sur une certaine largeur. Outre l’aggravation des problèmes de corrosion qui en découle, il est impossible, vu la faible hauteur au dessus du sol des yeux du pilote assis aux commandes d’un buggy, de déceler la présence des flaques plus profondes, voire de trous profonds, cachés par les reflets. L’arrivée à haute vitesse du buggy sur une telle flaque – ou pire encore, d’une seule roue – cause immanquablement un tête à queue et, parfois, un tonneau instantané. En résumé, sur la plage : - rouler strictement dans la trace laissée par le guide ; - circuler près (1 à 2 m) de l’eau, sur le sable humide mais jamais dans l’eau elle-même ; - ralentir et passer au pas, à bonne distance des piétons, baigneurs, enfants que vous êtes susceptibles de rencontrer ; - toujours être courtois et amical ; - toujours, surveiller dans vos rétroviseurs la présence du buggy qui vous suit ; vous arrêter et attendre le retour du guide si vous perdez le contact visuel avec celui-ci ou si la distance entre vous augmente de façon importante.
Situations particulières sur la plage :
Traversée de rivières « à gué ». Votre guide s’arrêtera et ira – généralement à pied – sonder la profondeur et la consistance du terrain, puis vous indiquera où passer et comment procéder. Un point très important à garder à l’esprit : il faut absolument éviter de caler lorsque le moteur ou une partie de celui-ci est immergée et, si cela vous arrivait, ne surtout pas tenter de redémarrer le moteur. En effet, si le moteur s’arrête alors qu’il est immergé, de l’eau entre dans les cylindres par l’échappement. Dans cette situation et en cas de tentative de redémarrage, on tord immédiatement une bielle et le moteur est à refaire. Si vous calez dans l’eau, il faut impérativement pousser ou remorquer le buggy sur la berge moteur éteint, puis enlever les 4 bougies et faire tourner le moteur au démarreur pour évacuer toute l’eau éventuellement ingérée, remettre les bougies et re-démarrer. Pour éviter de caler lors du passage des rivières à gué et pour maintenir l’allumage au cas où certains organes soient mouillés, il est recommandé de maintenir un régime de 2500 tours lorsque vous êtes dans l’eau, et de réguler votre vitesse avec l’embrayage. Lors de ces passages, la vitesse doit être très réduite, mais le régime moteur toujours suffisant pour limiter le risque de caler.
Sable mou - ensablement Lorsque vous devez emprunter des sections où le sable est sec et mou, il y a risque d’enlisement, particulièrement si vous êtes aussi en montée, même légère. Dans ces passages, il faut de l’élan et il est impératif, avant de s’élancer, d’avoir la voie libre. Vous devez donc attendre – de préférence sur le sable humide ou en haut d’une déclivité – que le (les) buggys qui vous précèdent aient tous franchi l’obstacle, avant de vous lancer vous-même. En cas d’enlisement, ne pas insister.
– ne pas passer rapidement de marche avant en marche arrière et vice versa (risque de graves dégâts à la boite de vitesse et à sa tringlerie)
– ne pas faire patiner les roues (risque d’aggraver la situation + usure très rapide des pneus et de l’embrayage).
Attendre plutôt le retour de votre guide qui ne manquera pas de vous dépanner.
4) Buggys Ce sont des véhicules de conception ancienne (fin des années 50 / début des années 60), qui sont très bien adaptés à l’usage que vous allez en faire mais dont il faut toujours se rappeler qu’ils n’ont pas été conçus pour cela au départ. La mécanique, travaillant dans le sable et les projections d’eau salée durant toute la journée, soumise à des contraintes thermiques importantes, est vulnérable et les points ci-après sont pri mordiaux pour limiter la casse durant votre voyage : Démarreurs Du fait de leur conception et des phénomènes de corrosion, les lanceurs des démarreurs sont susceptibles de rester « collés ». Si vous entendez un bruit inhabituel après le démarrage du moteur, coupez celui-ci immédiatement et appelez votre guide. Courroies d’entraînement de l’alternateur et du ventilateur La même courroie entraîne l’alternateur et la turbine qui refroidit les cylindres. En cas de rupture de cette courroie, le moteur surchauffe et «serre» en quelques minutes. Il faut donc surveiller en permanence le témoin rouge sur le tableau de bord. L’allumage de ce voyant indique que l’alternateur ne charge pas, donc, probablement, que la courroie est rompue. Lorsque le contact est mis et que le moteur ne tourne pas ou tourne à un ralenti très bas, il est normal que ce voyant s'allume, puisque l'alternateur fournit peu de courant. Si le voyant ne s'allume pas dans ces circonstances, c'est que l'ampoule est grillée ou qu'il y a une autre anomalie. Dans ce cas, couper le contact et prévenir le guide. Passage des vitesses Votre buggy est muni d’une boîte Volkswagen 4 vitesses avant + marche arrière, avec une grille traditionnelle en « H » légèrement en oblique vers la droite. (1ère au bout et en haut de la première barre verticale du H, seconde en bas de cette même barre, troisième en haut de la seconde barre et 4ème en bas de celle-ci ; pour passer en marche arrière, soulever le cran prévu à cet effet sur le levier et passer comme en seconde. Conçues il y a plus de 50 ans, ces boites et les tringleries associées, sont fragiles et peu précises. Vous devez donc passer les vitesses avec douceur et précaution, en débrayant préalablement bien à fond et en cherchant délicatement le rapport souhaité . Toujours bien « marquer le point mort» : pour toute manœuvre du levier de vitesse, passez d’abord au point mort (un ressort de rappel vous y ramène automatiquement après avoir désengagé n’importe quelle vitesse), relâchez le levier, puis actionnez celui-ci dans la direction voulue et engagez la nouvelle vitesse souhaitée. Ne jamais ni rétrogader ni « monter » les vitesses brutalement, sans marquer ce temps d’arrêt au point mort ou en forçant sur le levier. Bosses – pistes en mauvais état - à coups Les suspensions et les pièces de fixation au chassis de l’ensemble boîte-moteur - notamment les silent-blocks et supports de boîte – sont conçus pour un usage sur route, pas en rallye-raid. Si vous «sautez » une grosse bosse, passez trop vite sur des sections de piste défoncées, ou alternez trop rapidement marche avant / marche arrière, lors d’un enlisement dans le sable mou, vous allez probablement casser le silent block qui retient l’avant de la boite de vitesse. La tringlerie n’est alors plus alignée et il devient très difficile de changer les vitesses ; on finit généralement par casser aussi un ou plusieurs pignons et le buggy est inutilisable avant une réparation majeure. Il faut donc éviter de sauter les bosses, passer à vitesse réduite sur les sections de piste en mauvais état et appeler le guide immédiatement, en cas d’enlisement dans le sable mou. Patinage des roues arrière Sous l’effet abrasif du sable chaud, les pneus s’usent très vite en patinant sur place dans le sable mou. De plus, c’est inutile, le buggy n’avançant pas pour autant. Dégagez plutôt les amoncellement de sable en avant et en arrière des roues ; tentez de faire marche arrière pour prendre un pe d’élan, assurez-vous que vos roues avant sont droites et ne tentez pas de tourner avant l’avoir repris un minimum de vitesse, ou attendez simplement votre guide qui ne manquera pas de venir vous aider. Régime moteur Le moteur de votre buggy produit son couple et sa puissance à bas régime. Sa plage de fonctionnement normal est entre 1200 et 2500 tours. Sous peine de dommages sévères, il ne faut jamais dépasser 3000 tours (zone rouge). En règle générale, passer les vitesses entre 1200 et 1800 tours et dans le sable ne jamais maintenir le régime à plus de 2500 tours pour des durées significatives. Vous invitant à conduire avec prudence et à appliquer le fameux adage : «qui veut voyager loin ménage sa monture», nous vous souhaitons un très bon voyage ! Toute l’équipe BRESIL AVENTURE.
Vestige de l’époque des dictateurs, il y a des barrages de police où tous les véhicules sont susceptibles d’être contrôlés, à l’entrée de la plupart des agglomérations importantes et avant d’arriver à un grand nœud routier. Il y a parfois des radars à ces barrages. La police contrôle le fonctionnement de certains organes du véhicule (feux – clignotants – visibilité des plaques d’immatriculation, notamment), les papiers du véhicule, le permis de conduire du conducteur et son taux d’alcoolémie.
2) Etat des routes Les routes brésiliennes présentent certains dangers potentiels qu’il faut toujours garder à l’esprit lorsque vous circulez, tant sur route qu’en ville : - trous, parfois nombreux et profonds dans la chaussée, rarement signalés officiellement mais parfois par un branchage ; - marquage et signalisation horizontale absents ou peu visible ; - nombreux obstacles à la circulation : piétons, vélos, carrioles, ânes, vaches et autres animaux. Une très grande vigilance est nécessaire et la vitesse doit toujours être modérée. Les risques sont, bien sûr, aggravés en cas de circulation de nuit, tout particulièrement avec les buggys dont les circuits électriques et d’éclairage souffrent du contact avec l’eau de mer et peuvent s’avérer déficients.
3) Règles de conduite - Principe de base Les buggys n’étant pas reliés par radio, le seul moyen dont dispose votre guide pour régler la vitesse de progression du convoi et pour s’assurer que tous suivent sans encombre, est de surveiller dans ses rétroviseurs la présence du véhicule qui suit. Chacun doit donc impérativement faire de même et s’arrêter aussitôt que possible, si le contact visuel avec le véhicule derrière lui est perdu. Il est particulièrement important, avant tout changement de direction, de vérifier que le véhicule qui vous suit vous voit bien tourner et vous a effectivement suivi dans la bonne voie. Dans le cas contraire, ne surtout pas partir à sa recherche mais s’arrêter dès que possible dans un endroit sûr, sur le bas-côté de la voie où vous vous trouvez et ne plus en bouger avant le retour du guide. Votre guide signalera systématiquement au véhicule qui le suit la présence de dangers potentiels en levant un bras avant d’atteindre l’obstacle. Vous devez, bien entendu, répéter ces signaux pour transmettre le message jusqu’au dernier véhicule du convoi.
Sur les routes , en ville et dans les villages : Tout particulièrement lors de la traversée de grandes villes, les buggys doivent rester groupés, autant que possible. Pour cela : - Restez suffisamment près du buggy qui vous précède pour dissuader d’autres véhicules de s’intercaler. - Utilisez la même file que le véhicule qui vous précède - Répétez les signaux (clignotants – signaux manuels) du véhicule qui vous précède. - Surveillez avec beaucoup de vigilance la présence du buggy qui vous suit, notamment lors de : ° Changements de direction ° Feux de signalisation (si les feux passent à l’orange ou au rouge lors de votre passage, arrêtez vous immédiatement après l’intersection, à un endroit où vous demeurerez visible des buggys qui vous suivent et qui ont dû s’arrêter aux feux. Si les véhicules qui vous précèdent sont toujours en vue, repartez avec eux dès le passage du feu au vert – sinon, laissez assez de place aux buggys derrière vous pour stationner également et attendez avec eux le retour du guide). - Si vous êtes perdu (si vous ne voyez plus le véhicule qui vous précède et n’êtes pas absolument CERTAIN de la voie qu’il a empruntée), arrêtez-vous immédiatement au bord de la voie où vous vous trouvez et attendez le retour du guide. - Evitez les « vroom – vroom » et moteurs en régime élevé qui sont susceptibles d’indisposer les riverains des voies empruntées régulièrement et adoptez en permanence une attitude courtoise et amicale avec les populations qui vous voient passer.
Sur les plages Il existe aussi des dangers que votre guide connaît mais ne peut vous faire éviter que dans la mesure où vous suivez strictement sa trace. Par exemple : l’eau qui s‘écoule vers la mer, depuis divers escarpements, traverse toute la plage à marée basse et crée des rigoles plus ou moins profondes selon le débit et la pente. Du côté mer de la plage, la profondeur de ces rigoles n’est généralement que de quelques centimètres, mais du côté opposé, elle peut atteindre 40, 50 cm ou beaucoup plus et représenter un grave danger pour un buggy arrivant à haute vitesse car on ne voit la présence de ces obstacles que lorsqu’il est trop tard. La règle absolue est donc de toujours emprunter la trace laissée par le buggy du guide, et de passer les obstacles éventuels à la même vitesse que lui. En découle ce qui suit : - ne jamais doubler le guide - ne pas vous doubler et ne pas rouler de front - ne pas chercher à rattraper le guide (par exemple pour l’avertir d’un problème ou de votre souhait de vous arrêter, mais plutôt : vous arrêter et attendre son retour) - ne pas « faire l’élastique » (ralentir pour laisser croître l’espacement avec le véhicule qui vous précède, puis accélérer pour revenir à un espacement normal) L’eau est l’autre grand danger sur la plage. Il peut être très tentant de circuler sur la couche d’eau qui subsiste parfois à marée basse sur une certaine largeur. Outre l’aggravation des problèmes de corrosion qui en découle, il est impossible, vu la faible hauteur au dessus du sol des yeux du pilote assis aux commandes d’un buggy, de déceler la présence des flaques plus profondes, voire de trous profonds, cachés par les reflets. L’arrivée à haute vitesse du buggy sur une telle flaque – ou pire encore, d’une seule roue – cause immanquablement un tête à queue et, parfois, un tonneau instantané. En résumé, sur la plage : - rouler strictement dans la trace laissée par le guide ; - circuler près (1 à 2 m) de l’eau, sur le sable humide mais jamais dans l’eau elle-même ; - ralentir et passer au pas, à bonne distance des piétons, baigneurs, enfants que vous êtes susceptibles de rencontrer ; - toujours être courtois et amical ; - toujours, surveiller dans vos rétroviseurs la présence du buggy qui vous suit ; vous arrêter et attendre le retour du guide si vous perdez le contact visuel avec celui-ci ou si la distance entre vous augmente de façon importante.
Situations particulières sur la plage :
Traversée de rivières « à gué ». Votre guide s’arrêtera et ira – généralement à pied – sonder la profondeur et la consistance du terrain, puis vous indiquera où passer et comment procéder. Un point très important à garder à l’esprit : il faut absolument éviter de caler lorsque le moteur ou une partie de celui-ci est immergée et, si cela vous arrivait, ne surtout pas tenter de redémarrer le moteur. En effet, si le moteur s’arrête alors qu’il est immergé, de l’eau entre dans les cylindres par l’échappement. Dans cette situation et en cas de tentative de redémarrage, on tord immédiatement une bielle et le moteur est à refaire. Si vous calez dans l’eau, il faut impérativement pousser ou remorquer le buggy sur la berge moteur éteint, puis enlever les 4 bougies et faire tourner le moteur au démarreur pour évacuer toute l’eau éventuellement ingérée, remettre les bougies et re-démarrer. Pour éviter de caler lors du passage des rivières à gué et pour maintenir l’allumage au cas où certains organes soient mouillés, il est recommandé de maintenir un régime de 2500 tours lorsque vous êtes dans l’eau, et de réguler votre vitesse avec l’embrayage. Lors de ces passages, la vitesse doit être très réduite, mais le régime moteur toujours suffisant pour limiter le risque de caler.
Sable mou - ensablement Lorsque vous devez emprunter des sections où le sable est sec et mou, il y a risque d’enlisement, particulièrement si vous êtes aussi en montée, même légère. Dans ces passages, il faut de l’élan et il est impératif, avant de s’élancer, d’avoir la voie libre. Vous devez donc attendre – de préférence sur le sable humide ou en haut d’une déclivité – que le (les) buggys qui vous précèdent aient tous franchi l’obstacle, avant de vous lancer vous-même. En cas d’enlisement, ne pas insister.
– ne pas passer rapidement de marche avant en marche arrière et vice versa (risque de graves dégâts à la boite de vitesse et à sa tringlerie)
– ne pas faire patiner les roues (risque d’aggraver la situation + usure très rapide des pneus et de l’embrayage).
Attendre plutôt le retour de votre guide qui ne manquera pas de vous dépanner.
4) Buggys Ce sont des véhicules de conception ancienne (fin des années 50 / début des années 60), qui sont très bien adaptés à l’usage que vous allez en faire mais dont il faut toujours se rappeler qu’ils n’ont pas été conçus pour cela au départ. La mécanique, travaillant dans le sable et les projections d’eau salée durant toute la journée, soumise à des contraintes thermiques importantes, est vulnérable et les points ci-après sont pri mordiaux pour limiter la casse durant votre voyage : Démarreurs Du fait de leur conception et des phénomènes de corrosion, les lanceurs des démarreurs sont susceptibles de rester « collés ». Si vous entendez un bruit inhabituel après le démarrage du moteur, coupez celui-ci immédiatement et appelez votre guide. Courroies d’entraînement de l’alternateur et du ventilateur La même courroie entraîne l’alternateur et la turbine qui refroidit les cylindres. En cas de rupture de cette courroie, le moteur surchauffe et «serre» en quelques minutes. Il faut donc surveiller en permanence le témoin rouge sur le tableau de bord. L’allumage de ce voyant indique que l’alternateur ne charge pas, donc, probablement, que la courroie est rompue. Lorsque le contact est mis et que le moteur ne tourne pas ou tourne à un ralenti très bas, il est normal que ce voyant s'allume, puisque l'alternateur fournit peu de courant. Si le voyant ne s'allume pas dans ces circonstances, c'est que l'ampoule est grillée ou qu'il y a une autre anomalie. Dans ce cas, couper le contact et prévenir le guide. Passage des vitesses Votre buggy est muni d’une boîte Volkswagen 4 vitesses avant + marche arrière, avec une grille traditionnelle en « H » légèrement en oblique vers la droite. (1ère au bout et en haut de la première barre verticale du H, seconde en bas de cette même barre, troisième en haut de la seconde barre et 4ème en bas de celle-ci ; pour passer en marche arrière, soulever le cran prévu à cet effet sur le levier et passer comme en seconde. Conçues il y a plus de 50 ans, ces boites et les tringleries associées, sont fragiles et peu précises. Vous devez donc passer les vitesses avec douceur et précaution, en débrayant préalablement bien à fond et en cherchant délicatement le rapport souhaité . Toujours bien « marquer le point mort» : pour toute manœuvre du levier de vitesse, passez d’abord au point mort (un ressort de rappel vous y ramène automatiquement après avoir désengagé n’importe quelle vitesse), relâchez le levier, puis actionnez celui-ci dans la direction voulue et engagez la nouvelle vitesse souhaitée. Ne jamais ni rétrogader ni « monter » les vitesses brutalement, sans marquer ce temps d’arrêt au point mort ou en forçant sur le levier. Bosses – pistes en mauvais état - à coups Les suspensions et les pièces de fixation au chassis de l’ensemble boîte-moteur - notamment les silent-blocks et supports de boîte – sont conçus pour un usage sur route, pas en rallye-raid. Si vous «sautez » une grosse bosse, passez trop vite sur des sections de piste défoncées, ou alternez trop rapidement marche avant / marche arrière, lors d’un enlisement dans le sable mou, vous allez probablement casser le silent block qui retient l’avant de la boite de vitesse. La tringlerie n’est alors plus alignée et il devient très difficile de changer les vitesses ; on finit généralement par casser aussi un ou plusieurs pignons et le buggy est inutilisable avant une réparation majeure. Il faut donc éviter de sauter les bosses, passer à vitesse réduite sur les sections de piste en mauvais état et appeler le guide immédiatement, en cas d’enlisement dans le sable mou. Patinage des roues arrière Sous l’effet abrasif du sable chaud, les pneus s’usent très vite en patinant sur place dans le sable mou. De plus, c’est inutile, le buggy n’avançant pas pour autant. Dégagez plutôt les amoncellement de sable en avant et en arrière des roues ; tentez de faire marche arrière pour prendre un pe d’élan, assurez-vous que vos roues avant sont droites et ne tentez pas de tourner avant l’avoir repris un minimum de vitesse, ou attendez simplement votre guide qui ne manquera pas de venir vous aider. Régime moteur Le moteur de votre buggy produit son couple et sa puissance à bas régime. Sa plage de fonctionnement normal est entre 1200 et 2500 tours. Sous peine de dommages sévères, il ne faut jamais dépasser 3000 tours (zone rouge). En règle générale, passer les vitesses entre 1200 et 1800 tours et dans le sable ne jamais maintenir le régime à plus de 2500 tours pour des durées significatives. Vous invitant à conduire avec prudence et à appliquer le fameux adage : «qui veut voyager loin ménage sa monture», nous vous souhaitons un très bon voyage ! Toute l’équipe BRESIL AVENTURE.
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